Crimée: la péninsule de la peur

Le 30 Avril 2015 a eu lieu la présentation de l’ouvrage « La péninsule de la peur: chronologie de l’occupation et des violations des Droits de l’Homme en Crimée ». Il est adressé à toutes les ONGs, qui s’intéressent à la situation actuelle en Crimée. Cet ouvrage en anglais est disponible ici
Voici son introduction:

La Crimée est devenue un précédent dans l’histoire du monde moderne. Dans l’Europe de l’après-guerre, c’est certainement un cas unique où en temps de paix un Etat a occupé et annexé une partie du territoire d’un autre Etat, brisant ainsi tous les accords internationaux et intergouvernementaux existants. Malgré l’occupation, la communauté internationale ne reconnaît que le statut de jure de la péninsule de Crimée: selon le droit international, la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol font partie de l’Ukraine. En dépit de cela, la Russie a établi son contrôle sur ce territoire, conduisant ainsi à des violations systématiques et à grande échelle des droits humains fondamentaux. Ces actions des autorités russes sont devenues une menace pour la paix et la sécurité dans le monde, et ont conduit à l’établissement d’un régime d’occupation en Crimée.
Au cours de cette année du contrôle effectif de la Russie sur la Crimée, la situation des droits humains dans la péninsule a détérioré à tel point que Valeriya Lutkovskaya, la commissaire aux Droits de l’Homme de la Verkhovna Rada d’Ukraine, a appelé la Crimée « la péninsule de la peur ». Les meurtres, les tortures, les enlèvements, la persécution des journalistes, les répressions contre les Tatars de Crimée et les militants ukrainiens, les affaires criminelles fabriquées de toutes pièces, les perquisitions illégales, la restriction de la liberté religieuse, l’imposition forcée de la citoyenneté russe, l’utilisation de formations paramilitaires, la lutte contre les dissidents sont devenus partie intégrante de la vie quotidienne en Crimée.
Cet ouvrage basé sur des faits et des documents présente une chronique de l’occupation de la Crimée, décrit les principales violations des Droits de l’Homme, et nous éclaire sur le système de répressions politiques existant. Il contient également une collection de documents caractérisant l’aspect juridique de l’occupation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol et impliquant la responsabilité inévitable de la Fédération de Russie pour l’occupation de la péninsule de Crimée.

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2 réponses

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  1. 12 octobre 2017

    […] 27 septembre le tribunal russe en Crimée a condamné un des représentants des Tatars de Crimée, Ilmi Oumerov, à 2 ans de colonie […]

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